• Laetitia

Normandie

Trois mois se sont écoulés après notre retour forcé.


En juillet, nous devions être en Mongolie puis en Malaisie. La vie nous a prévu un tout autre voyage...

Cap sur la Normandie !

Nous n'avons absolument rien réservé. Aucune nuit, aucun parcours. Place à l'aventure 😆


Vendredi 3 juillet :

Vu que nous avons tout notre temps et que la route est bien longue, nous faisons une première nuit à Dijon, capitale bourguignonne. Une ville très sympa, vivante, regorgeant de bars et de petits restos.

Nous optons pour le parcours de l'emblème de la ville, à savoir : les chouettes. Durant une bonne heure, 22 postes nous font découvrir les principaux attraits de la ville.

En fin d'après-midi, nous réservons notre première nuit à l'Hôtel Résidence City Loft.

Cet hôtel propose également des chambres avec une petite kitchenette. Tout a entièrement été refait à neuf. A deux pas du centre ville mais au calme. Parfait !



Samedi 4 juillet :

Sur la route, nous décidons de nous arrêter à Epoisses. Petite bourgade sans grand intérêt sauf bien entendu le fameux fromage du même nom 😋 qui ravira nos papilles pour notre repas.

Aujourd'hui, nous avons rendez-vous avec la famille des 10 Pieds Autour du Monde rencontrée virtuellement via les familles autour du monde sur Facebook. Cyrille et son épouse Aurélie nous accueille pour une nuit chez eux à Le Pecq, aux portes de Paris.

Je peux rajouter Paris à ma liste des villes où j'ai conduis. Pour ma part, le plus stressant ce sont les parcages. C'est au millimètre.

Nous passons un excellent moment en leur compagnie. Et dire qu'on a oublié d'immortaliser cette rencontre. Flûte ! Pas le choix , Cyrille, faudra passer chez nous la prochaine fois 😉


Dimanche 5 juillet :

Le temps passe vite et voilà déjà le moment de continuer notre road trip. Promis on se reverra !

Direction Versailles et son château.

Nous commençons la visite par les jardins et il y a de quoi faire ! Jusqu'à la Révolution, le domaine comprenais 8'000 hectares. Aujourd'hui il s'est réduit à 830 dont 77 pour les jardins.

Il aura fallu 40 ans à André Le Nôtre, architecte-jardinier du Rois Louis 14 pour transformer l'ensemble en un véritable musée de plein air incluant 55 fontaines et bassins.


Le petit et le grand Trianon n'étaient pas prévu dans notre programme du jour mais le hameau de la Reine oui. Malheureusement, les entrées étant difficiles d'accès suite au Covid et faute de temps pour contourner les obstacles, nous avons dû y renoncer, l'heure d'entrée au château imposé à 16 h 00 nous laissant guère de flexibilité...


A 16 h 00 tapante, muni de notre masque (obligatoire pour la visite intérieure du château) nous entrons dans le plus célèbre château français, preuve de la puissance du Roi Soleil.

Durant plus d'une heure nous déambulons dans les diverses pièces ouvertes au public en ces temps de Covid.



Après avoir marché 13.6 km, nous sommes contents de nous poser à deux pas du château, à l'Hôtel Le Versailles.


Lundi 6 juillet :


Notre aventure Normande commence aujourd’hui. Après environ 3 h 30 de route, nous arrivons au Mont-St-Michel.

Nous ne souhaitons pas nous y arrêter étant donné que nous l’avons visité en août 2007.

Du temps où les voitures se parquaient au pied du Mont...


Vers les 16 heures nous nous dirigeons à la chambre d'hôte « La Merveille » situé à Le Luot

pour prendre possession de notre chambre. Cette maison typique normande a été restaurée par un anglais qui occupe de jeunes étudiants étrangers pour les divers travaux hôteliers.

Dans la grande propriété, les filles jouent avec les chèvres, les poules, au trampoline et à la balançoire pendant que nous profitons du soleil.

Le soir, afin de ne pas reprendre la voiture, nous optons pour le repas au sein du B&B.

Mardi 7 juillet :

La Manche compte 360 km de bords de mer répartis sur trois de ses côtés (Est, Nord et Ouest). Mais également 360 îles et îlots.

A Genêts, nous empruntons le sentier du littoral appelé également sentier des douaniers. Le parking est désert. Un petit chemin de campagne nous mène au havre avec vue sur la baie et le Mont-St-Michel. La baie est située entre la Bretagne et la péninsule normande du Cotentin au fond du golfe normand-breton. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Entre Granville et Cancale on peut y admirer les plus grandes marées d’Europe.

cette baie réunit une forte diversité de milieux naturels constituant ainsi la plus vaste étendue française de prés salés et de polders (étendue artificielle de terre gagnée sur l'eau, le plus souvent dont le niveau est inférieur à celui de la mer, à partir de marais, estuaires, lacs ou des zones littorales).

Nous longeons la côte ouest et passons par tous les petits villages (St-Jean-le-Thomas, Carolles, Jullouville..) Le prochain arrêt sera dans la Haute-Ville de Granville. Construite sur un rocher, avec ses remparts et ses maisons en pierre, cette ville dégage un charme fou. Nous avons fait un mixte entre le tour des remparts et celui de la Pointe du Roc.

Nous n’avons pas visité la maison d'enfance de Christian Dior devenue un musée.


Notre appartement de ce soir nous mène à Bréhal. Nous logerons dans un très atypique «Appartement Cosy proche mer-Granville» entièrement refait à neuf par les propriétaires Marine et son compagnon, un hollandais fort sympathique.

Sur son conseil, nous avons été au boucher du village acheter de l’agneau de prés salés. Depuis mille ans, l'agneau qui pâture les prés salés de la baie du mont Saint Michel et des havres du Contentin est considéré comme un met festif aux qualités gustatives exceptionnelles. On vous le confirme, c’était divin !

Mercredi 8 juillet :

Ce matin au réveil, changement de décor ! le beau ciel bleu a laissé à place à un temps maussade. Les propriétaires de notre logement nous avaient dit d’aller aux Salines, lieu-dit à Saint-Martin-de-Bréhal, autour des marais et des prés salés afin d’admirer au plus près les moutons. La route est submersible en période de grandes marées.


Puis nous avons mis le cap sur la route des havres et notre premier arrêt est à celui de Sienne. Ce site naturel est un estuaire formé par l'embouchure de 2 rivières : La Sienne et la Soulles. Le havre de Regnéville, qui est le plus vaste des havres du Contentin, est séparé de la mer par l'espace Naturel Classé de la Pointe d'Agon. Non, nous n’avons pas testé la plage naturiste…


Nous nous dirigeons ensuite sur les dunes de Gouville-sur-Mer pour y admirer plus de 70 guérites aux toits multicolores. Plus nous montons dans le nord plus la côte est sauvage, on adore !!



A l’heure de l’apéro, les huîtres Krystale nous font de l’œil. Après cette pause iodée, nous partons à la recherche d’une place de pique-nique à l’abri du vent. Il ne fait vraiment pas chaud, à peine 17 degrés. Difficile à se rappeler que nous sommes en juillet !

Nous filons sur Portbail où l’office du tourisme m’a vanté la beauté de son pont aux 13 arches. Le pont n’a pas trouvé grâce à nos yeux mais en revanche, les maisons en pierre comme partout en Normandie et son havre oui. Le temps couvert n’enlève rien au charme des lieux.


Nous finissons la journée par le Cap de Carteret, départ de la Côte des Isles qui est le nom d'une partie de la côte occidentale du Cotentin. Elle s'étend sur 131 km2 et 33 km de littoral

Elle est bordée par le passage de la Déroute, détroit rendu tristement célèbre par de nombreux naufrages. Elle se situe à cheval à la fois sur la Côte des Havres et la Côte de la Déroute.

La Côte doit son nom au fait qu'elle fait face aux îles Anglo-Normandes situées à une quarantaine de kilomètres au large.


Surplombant les dunes d'Hatainville, les affleurements rocheux du Cap de Carteret offrent un beau panorama (pas temps clair) sur les îles anglo-normandes

Après cette journée bien remplie, nous partons à la recherche de notre appartement

« La Lande » à Bricquebec. A force de tourner sur les petites routes perdues en plein cœur de la campagne nous avons fini par le trouver. Un vrai coup de bol !

Le logement est immense et magnifique ! Superbement fleuri, c’est une vraie maison de campagne. Nous y resterons deux nuits.


Jeudi 9 juillet :

Ce matin il fait encore gris. Vu le temps, nous ne sommes pas pressés. Nous traversons la campagne jusqu’au village Les Pieux qui ne présente pas de grands intérêts. Nous gagnons Famanville dans le seul but de montrer aux filles à quoi ressemble une centrale nucléaire. Même là, aucun intérêt, on ne voit rien. Tout est caché. Vu le mauvais temps et l’heure du repas approchant, nous décidons de rejoindre Cherbourg pour nous engouffrer dans un restaurant à touristes… triste !

Nous n’avons même pas été voir la seconde plus grande rade artificielle au monde ni même

« le Redoutable », premier Sous-marin Nucléaire Lanceur d’Engins (SNLE) construit en France (interdit au moins de 5 ans).

Vu que le temps s’est levé nous essayons de partir à l’Est pour Barfleur. Ces maisons en granit et son petit port donne un sacré caché à l’un des plus beaux villages de France.

Petite halte à Gatteville-le-Phare. Vu la bruine et les restrictions liés au Covid, nous n’avons pas fait l’ascension des 365 marches pour y admirer le panorama sur le Val de Saire et la mer de la Manche.



Nous prenons la direction du port de Saint-Vaast-la-Hougue avec sa vue sur l’île de Tatihou pour y apprécier une bonne glace artisanale.


Vendredi 10 juillet :

Nous nous réveillons avec le soleil. Chouette ! Nous pouvons rejoindre directement le Cap de la Hague. A Goury, sur le rocher du Groz-du-Raz, le phare de la Hague signale le cap de La Hague.


Nous passons l’anse de Sénival et son sublime panorama pour rejoindre le Nez de Jobourg. S’y trouve les falaises les plus hautes de la façades Ouest (de Dunkerque à Biarritz) soit 128 mètres. On y voit jusqu’au phare de Goury et à l’opposé le cap de Flamanville. Par beau temps, on peut également apercevoir les îles Anglo-Normandes (toutes sauf celle de Jersey, située plus au Sud). La vue y est vraiment magnifique.


Nous avons traversé pleins de villages de maisons en pierre bordées d’hortensias (surtout dans l’ouest de la Normandie). Un superbe souvenir.

Nous traversons sur toute la largeur la presqu’île du Cotentin pour y découvrir la Baie du Cotentin. Notre premier arrêt sera Quinéville pour un petit café au soleil puis à Ravenoville pour y voir d’autres cabines. Plus on descend, plus ça devient touristique…


Nous nous dirigeons ensuite à Utah Beach pour longer les plages du débarquement en prenant la route 1944. Pendant trois jours, nous allons nous imprégner de ce 6 juin 1944. Ces lieux d’histoire sont encore chargés d’émotions.

Il y a 5 plages donnés par noms codés : Utah Beach et Omaha Beach pour les américains, Gold Beach et Sword Beach pour les anglais et Juno Beach pour les canadiens.

Sur la plage d’Utah Beach, nous commençons notre première visite sur les Dunes-de-Verreville par le monument au Général Leclerc (2ème division blindée).


A la Madeleine, nous visitons le musée du débarquement comprenant de nombreux objets et véhicules dont un authentique bombardier américain B26 (unique en Europe). La visite se poursuit avec un film et des témoignages de vétérans et se termine par la plage, d’où ont été débarqués à l’aube du 6 juin, quelques 34’000 soldats américains depuis les côtes anglaises. L’armada était composée de 4'266 péniches et navires de débarquement (sans compter les centaines de navires de guerre et d’accompagnement) précédée par les flottilles de dragueurs chargées d’ouvrir les chenaux de passage dans les champs de mines de la Manche.


Nous arrivons en fin d’après-midi à Sainte-Mère-Église bien connue pour son parachutiste américain (le soldat Steele) resté coincé sur le clocher du village pendant plus de 2 heures (d’après les villageois, ils ont mis le mannequin à l’opposé pour qu’il donne face à la place du village…).


A 17 h 30, nous trouvons notre logement pour la nuit. Ouff ! Nous dormirons à la chèvrerie la Huberdière à Liesville Sur.

Pour comprendre un peu les sites visités voici, ci-dessous, un bref rappel du déroulement des évènements du 6 juin :

00 h 05 : Premiers parachutages américains sur le Cotentin,

britanniques au Nord Est de Caen (6th Airborne).

04 h 30 : Bombardement aérien des batteries côtières

05 h 30 : Bombardement aérien des défenses des plages

05 h 45 : Bombardement naval des défenses côtières

06 h 30 : Débarquement de la 4e Division U.S. à Utah Beach

06 h 45 : Débarquement des 29e et 1e Division U.S. à Omaha Beach

07 h 30 : Débarquement de la 50e Division britannique à Gold Beach

07 h 35 : Débarquement de la 3e Division canadienne à Juno Beach

07 h 45 : Débarquement de la 3e Division britannique et 1er Special Services Brigade Brit.

À Sword Beach

17 h 00 : Atterrissage des premiers renforts aéroportés

Samedi 11 juillet :

Ce matin, nous quittons le département de la Manche pour rejoindre celui du Calvados. Après seulement 30 minutes de voiture nous arrivons à la pointe du Hoc. La vue y est magnifique. On peut même y voir jusqu’à la presqu’île du Cotentin. Difficile d’imaginer l’enfer que vécurent bons nombres de personnes il y a 76 ans déjà.

La pointe du Hoc, infime portion du « mur de l’atlantique » construit pendant le 3ème Reich, était puissamment fortifiée par les Allemands, formait un poste d’observation sur tout le plan de mer où apparurent la flotte et les troupes de débarquement américaines.

Pour réduire cette place particulièrement dangereuse pour les troupes débarquant à Utah et Omaha Beach, la nuit du 5 au 6 juin, les alliés bombardèrent à l’aide de 124 appareils de la RAF plus de 600 tonnes de bombes et d’obus.

Brèves explications sur le mur de l’atlantique :

Pour protéger les territoires conquis par ses armées, Hitler lança l’édification d’un Mur de Défense sur la côte Atlantique.

Dès l’été 1941, l’organisation TODT (nom de l’ingénieur responsable) mit en œuvre ce projet. Les fortifications majeures s’appuyaient sur de grands ports français et sur le Pas de Calais, où elles mettaient l’Europe continentale à 28 km de l’Angleterre, soit à portée de canons lourds. La Normandie était particulièrement équipée en raison de sa position stratégique.

De 1942 au printemps 1944, cette réalisation mobilisa 1'350'000 ouvriers dont 357'000 Allemands, 643'500 étrangers, 165'000 prisonniers de guerre et 4'000 femmes. 10'400'000 tonnes de béton furent coulées en 2 ans pour construire 9'671 Tobruks, 5'976 Bunkers et 1'591 autres ouvrages.

Le long du chemin, nous pouvons découvrir les restes de batterie allemande et d’innombrables trous béants démontrant la puissance des impacts (dernière photo piochée sur internet).


Le 2ème bataillon de Rangers escalada les falaises d’une trentaine de mètres à l’aide de corde et d’échelles envoyées par harpons depuis les bateaux. Ils durent parfois même escalader les falaises à mains nues ou à l’aide de leurs couteaux.

Nous continuons par la plage d’Omaha Beach appelée également la sanglante. C’est la plage où il y a eu le plus de mort d’alliés (90% des premiers soldats arrivés sur place ont été décimées en 5 minutes).

Le 6 juin, 2'400 soldats américains perdront la vie, soit 7% des soldats débarqués ce jour-là.

En se baladant sur cette si belle plage on ne réalise vraiment pas.


L’office du tourisme nous conseille de visiter le musée Mémorial Omaha Beach à 200 mètres de la plage. On y découvre de nombreuses scènes, photos, reportages, objets militaires et un documentaire poignant avec des images d’archives et des témoignages de vétérans.

15 h 30 passé et toujours pas de logement en vue... C’est le week-end du 14 juillet, beaucoup de français font le pont et tout est complet. Nous avons repéré un logement à plus 1 h 30 de route dans les terres. Ça ne nous enchante vraiment pas.

On me conseille d’aller demander au camping Port’land à Port-en-Bessin. Bingo !

Ils ont un bungalow de disponible et il est top !

Vu que tout est complet jusqu’au 14 juillet, nous décidons d’y rester 3 nuits. Il fait beau et il y a des piscines avec toboggans, les filles sont ravies.

Dimanche 12 juillet :

Ce matin nous ne sommes pas pressés. Après une grâce mat’ pour une partie de la famille, nous trainons un peu au bungalow, puis direction Colleville-sur-Mer pour le cimetière militaire US. Nous arrivons dans un magnifique parc, hyper bien entretenu. 9'386 croix en marbre blanc de Carrare sont alignées. Sur le mur des disparus, il y a 1'557 noms inscrits. Impressionnant et poignant.

Les filles nous tirent de nos pensées avec leur traditionnelle : j’ai faim.

Nous repartons pour le port de Port-en-Bessin, très connu pour sa pêche aux coquilles St-Jacques, afin de nous sustenter, une fois n’est pas coutume, au restaurant. Puis mini-balade sur la plage de coquille de St-Jacques avant que la marée ne monte trop.

Dernière visite du jour à la batterie allemande à Longues-sur-Mer. Les quatre canons de 150 mm (capable de tirer sur une distance de 20 km !) étaient toujours opérationnels le matin du débarquement malgré les puissants bombardements de la nuit du 5 au 6 juin. Ils sont toujours visitables.


Un chemin à travers les champs de blé nous mène aux casemates, à l’extrême bord de la falaise. Le poste d’observation et de commandement de la batterie fournit le cadre d’une des scènes les plus célèbres du film « Le Jour le plus long » Difficile d'imaginer que sous le blé se trouve toujours d'immenses réseaux de galeries et de tranchées...


Ci-dessous : vue sur les restes du port artificiel d’Arromanches depuis la falaise de Longues-sur-Mer.


Retour au camping pour prendre du bon temps.

Lundi 13 juillet :

Les filles se lèvent de plus en plus tard. Ce n’est pas à la maison que ça risquerait d’arriver !

Encore une belle journée ensoleillée, la plus chaude jusqu’à présent.

Nous arrivons à Arromanches-les-bains. Sa renommée est due aux vestiges de son port artificiel  de Mulberry B (B pour British) construit par les alliés Anglo-Canadiens afin de pouvoir approvisionner les troupes débarquées en armes et en munitions entré en fonction le 14 juin déjà. Le Mulberry A (A pour American) se situait en face de Vierville-sur-Mer sur Omaha Beach était entré en fonction le 16 juin mais fut détruit 3 jours plus tard lors d’une très grosse tempête. Nous nous baladons sur la plage afin de voir au plus près les flotteurs en béton des voies flottantes.


Nous reprenons la voiture et longeons la Côte de Nacre (entre Courseulles-sur-Mer et Ouistreham) et traversons de nombreux villages qui grouillent de monde à la veille de la fête nationale. Nous longeons les plages moins connues du débarquement – Gold Beach (par les Anglais) – Juno Beach (par les canadiens) – Sword Beach (par les Anglais)


Retour au camping en fin d’après-midi

Mardi 14 juillet :

Nous quittons la côte de Nacre pour longer la Côte Fleurie et nous rendre à notre prochaine étape, Pont-l’Evéque.


Après une petite balade dans le village, nous allons visiter le Calvados Experience, conseillé par l’office du tourisme. Il s’agit d’un musée sensoriel (effets sonores, visuels, sensoriels), avec quelques sensations (le sol vibre sous nos pieds et il y a l’odeur des pommes chaudes) et de très beaux décors. Nous apprenons pleins de chose de la transformation des pommes en cidre jusqu’au Calvados avec une petite dégustation à la fin. Une activité fort sympathique.


Nous nous dirigeons ensuite à Deauville, cité bien connue pour l’organisation du festival du cinéma américain qui a lieu chaque année en septembre. Lorsque nous sommes parqués, nous nous sommes dirigés vers le port. Là, nous avons que l’animation était de l’autre côté de la berge. Pour y aller, il fallait soit faire un très grand détour, soit prendre un bac. Nous nous sommes rendu compte que Deauville et Trouville était très étroitement lié.

Toute l’agitation était du côté de Trouville-sur-Mer. Bien trop à notre goût. Après une brève balade au bord de mer, nous avons repris le bac pour aller flâner du côté des Planches, la célèbre promenade avec ses cabines de plage datant des années 1920 au nom d’acteurs célèbres.


Nous décidons de quitter la cohue pour nous diriger vers Honfleur situé dans l’estuaire de la Seine. Cette grande bourgade étant véritable le coup de cœur « ville » de notre voyage. Nous déambulant dans ces ruelles au charme fou.

Il paraît qu’en 2019, il y a eu plus de visiteurs qu’au Mont-St-Michel, 3.5 millions, et qu’elle est dans le top 10 des villes les plus visitées de France !


Après une journée bien remplie, nous nous accordons un repas succulent Au P'tit Mareyeur. Malgré la fête nationale, la soirée est très paisible faute au Covid.

Nous regagnons notre logement pour la nuit « Appartement à Honfleur, charmant appartement plein centre de Honfleur ».

Mercredi 15 juillet :

La journée commence par un café sur une terrasse au bord du Vieux Bassin avec une vue imprenable sur le quai Ste-Catherine. Juste parfait.

A 11 h 30, nous embarquons sur « Jolie France » pour une excursion d’une heure trente commentée en direct par le Capitaine direction l’estuaire de la Seine avec passages sous le Pont de Normandie qui est assez spectaculaire.

(Passage de l’écluse puis vue sur le radar, la Capitainerie, le viaduc du Pont de Normandie, le Pont de Tancarville, les quais en Seine, le Havre, port 2000, la plage et son phare, les hauteurs de Honfleur (la côte de Grâce, le Mont Joli), Vasouy, Pennedepie, la pointe de Villerville…).


Nous pique-niquons devant la Chapelle Notre-Dame-de-Grâce à Equemauville qui bénéficie d’une jolie vue sur la côte de Grâce.



En voiture cette fois, nous quittons la région de Basse-Normandie pour la Haute-Normandie et le département du Calvados pour celui de la Seine-Maritime (pas facile de s’y retrouver !) en empruntons le Pont de Normandie pour nous rendre au Havre. Après un rapide tour par la case shopping (obligation de racheter un maillot de bain aux filles), nous prenons possession de notre hôtel du soir à l’Ibis Style.

La ville n’est pas vraiment accueillante. Nous faisons un bref tour à pied à la recherche d’un restaurant (vu que l’on n’a pas de cuisine ce soir). Pendant le repas, Léa a perdu une dent !

Pour le retour, nous longeons le quai de Southampton et arrivons à l’œuvre « la catène du conteneur » formé par deux arches monumentales faites de containers multicolores. Elles sont constituées de 21 containers pour la grande et 15 pour la petite, colorées du même type de peinture que la Tour Eiffel et reliés par 568 boulons.


Jeudi 16 juillet :

En raison du Covid, notre petit-déjeuner nous a été servi à l’emporter. Un peu étrange quand même mais qu’importe.

Nous entrons dans le pays de Caux en longeant la Côte d’Albâtre afin de découvrir Étretat et ses fameuses falaises de craies blanches à Silex. Le sable a laissé place à de drôle de galets gris. En effet, à la suite de l'effondrement de pans de falaise, le calcaire et le silex se trouvent au contact de l'eau de mer qui dissout le calcaire et l'action des vagues polit le silex pour en faire des galets.

Beaucoup de peintres y sont venus comme Gustave CourbetEugène Boudin ou encore Claude Monet. Des écrivains comme Maupassant et Gustave Flaubert sont des fidèles du lieu. Maurice Leblanc, qui y vécut, contribua au mythe entourant le site entretenu dans une aventure d'Arsène Lupin intitulée L'Aiguille creuse.

Nous commençons notre visite par la gauche de la plage de galets où s'étire la falaise d'Aval avec son arche monumentale, la porte d'Aval. L'Aiguille, haute de 71 m, se dresse un peu plus loin, isolée dans les flots. Nous poursuivons le petit chemin jusqu'au promontoire de la seconde arche, la Manneporte, d’où l’on peut observer la pointe de la Courtine. Il est 11 h 30 quand nous arrivons sur la plage et la foule commence à affluer.


Avant de repartir, nous allons sur la Falaise d’Amont pour une dernière vue sur Étretat, la plage, la falaise d'Aval et l'Aiguille. Un lieu vraiment magique. Avant de partir le soleil décide de pointer le bout de son nez et le spectacle est encore plus beau.

A la recherche d’un coin pique-nique, nous longeons la côte et finissons à Fécamp. L’office du tourisme nous indique une table au Cap Fagnet.

La vue y est magnifique ! On y voit jusqu’à Étretat. Après le repas, nous faisons un petit tour du site. On y observe un sémaphore de la marine nationale et d'imposants blockhaus de l'organisation Todt pour le mur de l'Atlantiquedont l'embase de l'imposant radar allemand Mammut. Les filles, en grimpant sur l'un deux, verront un serpent !

En fin d’après-midi nous arrivons à Dieppe, au « Le Gustave ». Cette ville (qui est moche et sale) ne sera qu’une étape. Rien d’intéressant à nos yeux.


Vendredi 17 juillet :

Ce matin, nous nous réveillons avec le soleil !!!

En route pour Le Tréport. Arrivé au calvaire des Terrasses, nous avons une belle vue sur Eu et Mers-les-Bains. Par temps clair, on peut même y voir jusqu'à la pointe du Hourdel et à l'estuaire de la Somme.

D’ici, nous empruntons le funiculaire non pas pour monter, mais bel et bien, pour descendre des plus hautes falaises de la Côte et atteindre la plage.


Nous quittons le département de la Seine-Maritime pour la Somme (région Picardie) et arriver à Ault, dernier endroit de la Côte d’Albâtre où nous pouvons regarder ses magnifiques falaises.


Notre road trip se poursuit par la découverte de la Baie de Somme, site naturel d’exception de plus de 70 km2, classée Grand Site de France, elle figure parmi les plus belles du monde. Des milliers d’oiseaux migrateurs y ont trouvé refuge. La plus grande colonie française de phoques (veaux marins) y a élu domicile. 


Les marches dans la baie étant trop longues avec des enfants ou que les horaires ne jouaient pas pour nous, nous optons pour une belle balade le long de l’estuaire avec à la clef une dégustation de salicornes crues, puis nous rejoignons le Domaine du Val à Grand-Laviers où la piscine ravit petits et grands.

La température est et de 24 degrés ! Jour le plus chaud depuis notre départ.

Ce soir, nous dormirons dans des cabanes éco-responsables, labelisé Lucie.

Samedi 18 juillet :

Après une courte nuit mouvementée (entre cauchemard et chute du lit de Marion), nous nous levons très tard (9 h00, à inscrire dans les annales !!!!) Nous devons nous dépêcher pour libérer la chambre dans les temps, puis cap sur Le Crotoy pour un café avec vue sur la baie de Somme et les longes-côte (marcheurs dans l’eau).

Après une tentative de dernière vue sur la baie infructueuse à Quend plage, nous longeons la Côte d’Opale jusqu’à Berck pour voir la baie de d’Authie. Cette dernière fait la séparation entre les départements du Pas-de-Calais et de la Somme, dans la région Hauts-de-France.

Nous sommes très surpris par la taille de la cité balnéaire et rebroussons chemin vu le monde.

Lors du traditionnel pique-nique de midi, Léa nous informe avoir perdu encore une dent mais elle se trouve dans son estomac !

Décidément la petite souris a dû travail pendant ces vacances.

Nous souhaitons nous rendre au Touquet-Paris-Plage juste pour le fun.

Nous arrivons par une route tellement ombragée que nous croyons être en pleine campagne. Impensable de se dire qu’à moins d’un km se trouve une plage de sable fin.

La station balnéaire en soit n’est pas vraiment jolie. On y voit d’anciennes belles demeures à collées à d’affreux bâtiments à l’architectures de bons nombres de stations balnéaires. Par ces restaurants, magasins et belles voitures, nous constatons qu’il s’agit d’une station balnéaire plus haute gamme. Les ruelles sont bondées et la longue plage également.


Lors de notre escale, nous recherchons activement un logement pour la nuit. Mais arghhh rien dans les environs !! le week-end a encore frappé et tout est complet loin à la ronde. Flûte !

Pas le choix nous devons aller à Saint-Omer à l’Ibis Budget où deux chambres nous attendent. 1ère fois que nous sommes séparés en deux.

50 minutes de voiture plus tard, nous y voilà. Je suis assez agréablement surprise par les chambres. Elles sont de bonnes tailles, propres et il y a une très bonne literie.

Nous nous rendons dans la vielle ville pour le repas. L’endroit à l’air assez sympa mais nous n’avons pas vraiment le temps de le visiter. Nous ne faisons que passer devant la cathédrale.

Dimanche 19 juillet :

Nous avons décidé de zapper Boulonge-sur-Mer (qui nous ferait faire un trop grand détour). Nous ne verrons pas le Cap Gris-Nez ni le Cap Blanc-Nez qui sont classés Grand Site de France. On se dit que des cap on en a déjà fait beaucoup, ils ne doivent pas être bien différents. Ainsi, nous auront le temps de visiter Calais et Dunkerque.

Calais, lieu de départ du tunnel sous la Manche, où se situe la ligne imaginaire entre la Manche et la Mer du Nord.

L’autoroute est bien vide, les rues de Calais aussi. Nous nous parquons à côté de la plage, à proximité du port d’où partent les Ferry pour la traversée de la Manche, et partons défier le dragon conçu par la Compagnie la Machine. Du haut de ses 10 mètres et 25 mètres de long, la bête veille sur la ville. Capable de se coucher, se lever, se cabrer et déployer ses ailes, il crache feu, fumée et eau. Il est assez taquin pour la plus grande joie des passants.


Petit arrêt à la place d’Armes pour photographier la Tour du guet qui daterait du 13ème siècle. A son sommet, le drapeau de Calais qui est l’une des 5 villes de France à être autorisée à arborer son drapeau par décret royal.

A son pied, la statue du couple Charles et Yvonne de Gaulle sortant de la salle des mariages en 1921, ville natale de Madame.

Nous partons ensuite visiter le beffroi de l’hôtel de ville, reconnu comme l’un des plus beaux de France. Il est 11 h 55 et malheureusement nous ne pouvons pas y accéder. Prochaine visite à

14 h 00. Vu que l’on a encore de la route, pas le choix, on ne fera pas cette visite. Dommage.

Un dernier arrêt devant le Grand Théâtre de style baroque à l’italienne. Bien joli.


Cette ville nous a bien plu. Il y règne une atmosphère agréable.

Nous quittons le département du Pas-de-Calais pour celui du Nord et arrivons à Dunkerque.

Là, changement d’ambiance. Serais-ce uniquement à cause du jour de la semaine que les rues soient si désertes ? Tous les commerces sont fermés alors que plusieurs énormes panneaux indiquent qu’ils sont exceptionnellement ouverts toute la journée.

La visite du Beffroi de St-Eloi étant complète, nous nous dirigeons vers le musée Portuaire afin de visiter le voilier 3 mâts « Duchesse Anne », ancien navire-école de la marine marchande allemande (1901 à 1946) puis français, classé monument historique sous la section objet, ainsi que le dernier bateau-feu en service en France (jusqu'en 1989).


Nous quittons cette ville, un peu déçu. Nous souhaitons nous rendre aux dunes des Flandres mais là aussi, beaucoup trop de monde. Impossible de trouver une place de parc. Nous poursuivons notre chemin…


La suite de notre voyage sur notre poste Belgique


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