Philippines (du 4 au 16 décembre 2010)

En cette fin d’année, cap sur les Philippines ! Bien entendu, nous ne pouvons pas visiter les 7’107 îles en deux semaines

(du 3 au 18 décembre 2010 = soit 12 nuits sur place) mais nous allons découvrir une partie de trois îles dans la région des Visayas (qui comptent 7 îles au total), à savoir : Cebu, Negros et Bohol.

Jour 1 : Genève – Doha – Manille – Cebu

A 12 h 00, l’enregistrement de nos bagages peut commencer. Nous nous rendons à notre traditionnel restaurant italien de l’aéroport de Genève « Al Volo ». Là, catastrophe, il neige. Pour mémoire, trois jours avant notre départ, l’aéroport a été fermé à cause de la neige ! Durant le repas, le stress monte. Sur le panneau d’affichage, les vols sont retardés puis annulés tour à tour. Le nôtre est prévu pour 14 h 55 ; on ne décollera qu’à 19 h 00. Le temps d’attente est long, surtout qu’aucune indication ne nous est donnée. Il semble que notre avion ait tenté un atterrissage avant de remettre les gaz au dernier moment ; finalement il atterrira à Zurich...

6 heures plus tard, nous voilà à Doha ! Bien sûr, notre correspondance est partie depuis longtemps… A peine posons-nous un pied dans l’aéroport que nous sommes immédiatement pris en charge par un employé de Quatar Airways. Vu que le prochain vol n’est que dans 6 heures, nous sommes amenés à l’hôtel Oryx, du groupe Rotana, un 4* tout neuf. L’hôtel est démesuré, hyper moderne. La chambre doit être plus grande que notre salon et la salle de bain comprend une douche « pluie ». Il est 5 h.00 du matin quand on peut enfin se coucher. Après seulement quelques heures de sommeil, notre navette vient nous chercher pour nous ramener à l’aéroport prendre notre second vol. Malheureusement, il n’y a plus de vol direct. Nous atterrissons donc à Manille. Là, nous nous faisons escorter par un employé de Quatar dès la sortie de l’avion afin de récupérer nos bagages au plus vite, passer la douane et changer de terminal. Lors du changement d’aéroport, nous ne découvrons que très brièvement Manille.

Nous nous posons à Cebu sans encombre. Nos deux guides (Jo, un Valaisan habitant depuis 15 ans aux Philippines et Jess, un Philippin) nous attendent avec un collier porte-bonheur comme cadeau de bienvenue. Juste le temps de faire connaissance que nous voilà déjà sur la route ! Cap sur l’île privée appelée Sumilon Island (en face d’Oslob).

 

En chemin, Jo fait une petite halte au marché afin de nous faire découvrir les fruits et légumes locaux. Ne m’étant pas vraiment remise de l’atterrissage (eh oui, je suis fréquemment sujette aux maux des transports lors de l’atterrissage), j’ai du mal à apprécier la vue sur une tête de bétail morte et prête à être cuite !

 

Après avoir dégusté quelques très bons fruits nous nous arrêtons dans un petit restaurant en bordure de route. Il ne donne pas vraiment envie de s’arrêter mais lorsque nous découvrons la terrasse avec vue sur l’océan, nous sommes émerveillés. Nous voilà vraiment en vacances!

Jo et Jess sont très sympas. Ils nous expliquent des tas de choses. Jess ne parle qu’anglais. Il est plus difficile de communiquer vu notre vocabulaire très rudimentaire.

 

Après un court trajet en voiture, nous voilà arrivés à Oslob ! Nous sommes chaleureusement accueillis et une boisson fraîche ainsi qu’une serviette glacée nous sont servis. Pour nous rendre sur l’île, nous devons emprunter une navette. Le trajet en bateau ne dure qu’un petit quart d’heure jusqu’au paradis sur terre. Une île rien que pour nous ! Il n’y a que quelques bungalows, tous immenses avec terrasse. Sur l’île de corail, il y a un lagon avec une mangrove, plusieurs plages et une piscine avec trois jacuzzis, le top !

Nous passons la fin de l’après-midi à la piscine. En début de soirée, Jo nous prévoit un apéro. Nous lui offrons une bouteille de petite Arvine, de la viande séchée, du chocolat, un exemplaire du Nouvelliste de la veille (du jour de notre départ) et l’Illustré. Apparement, il est très content. La bouteille est ouverte de suite. C’est assez étrange de boire à l’étranger une bouteille de petite Arvine de la cave du Chavallard de Fully… Nous sommes dans un état de fatigue extrême mais nous devons faire bonne figure : ils nous ont organisé une soirée aux bougies. Il est 21 h quand nous nous écroulons pour une bonne nuit de 12 heures…

Jour 2 : Sumilon - Oslob

Ce matin, après un bon petit déjeuner, nous partons faire du snorkling. Un petit bateau de pêche traditionnel nous amène à l’endroit où il y a le plus de poissons. C’est très joli, très coloré ; il y a même des poissons clowns. Après une petite sieste, un guide prénommé Al nous attend pour nous faire découvrir l’île à pied. C’est fabuleux : le paysage y est presque lunaire ! Le soir on dort au Blue Water Main Land. Les guides nous ont préparé une pierrade de poissons précédée d’un excellent sashimi de thon rouge et surtout, l’apéro ! De 18 h 00 à 19 h 00, nous avons le droit à leur traditionnelle coupure d’électricité quotidienne, question d’économies… La soirée se passe à merveille, Jess prend sa guitare et entonne des chansons typiquement philippines. La nuit est un peu agitée à cause des fortes vagues et des centaines d’hirondelles devant notre porte.

 

 

Jour 3 : Oslob - Negros

A 6 h 45, le réveil sonne. Dur-dur. Un petit déj’ et nous voilà partis pour de nouvelles aventures ! 1ère visite, une église classée au patrimoine mondial de l’UNESCO car elle a été construite en pierre de corail et de blanc d’œuf. Il aura fallu plus de 5'000 œufs !

Petit arrêt pour l’achat de notre repas de midi constitué de poulet grillé et départ dans les montagnes ! De superbes panoramas s’offrent à nous. Beaucoup de cultures : choux, oignons, légumes aux noms imprononçables et surtout, des rizières. Au fur et à mesure de notre avancée, nous rencontrons, émerveillés, une population pauvre mais très souriante. La région paraît très reculée et on se demande en voyant leurs visages s’ils ont déjà vu des Blancs.

 

Nous visitons les rizières en terrasse de Montalagon (dans une zone de la Cordillère du Mt-Osmena) et allons à la rencontre des locaux. Une expérience très enrichissante. Nous découvrons la culture du riz et les méthodes ancestrales des agriculteurs s’aidant de buffles pour retourner la vase afin de replanter du riz.

A midi, nous allons visiter un marché ouvert. Nous regardons ébahis un paysan porter sur son dos sa récolte du jour : des paniers remplis de choux de plus de 110 kg chacun !

 

Pour le repas, nous allons demander le couvert dans un restaurant traditionnel que Jo considère comme le top dans ce village. Il se situe à l’étage dans une sorte de halle toute ouverte aménagée en petites échoppes où l’hygiène n’est pas une priorité… Mon mari demande s’il peut avoir un coca ; la population est tellement pauvre que dans ce restaurant il n’y en a pas : trop cher pour les habitants. La propriétaire devra aller l’acheter chez un de ses voisins. Total des boissons et des couverts = 110 pesos, soit l’équivalent de CHF 2.50 pour les 4.

Dans l’après-midi, nous redescendons en plaine mettre la voiture sur le bateau et arriver à Negros. En chemin, nous croisons des paysans taillant des bambous. Avec les guides une transaction se passe. Nous n’en saurons pas plus... Jo nous fait visiter une maison typique : 10 m2 habitables pour 7 personnes. Bien entendu, sans cuisine ni salle de bain. Aucun lit non plus : ils dorment à même le sol. Une pauvreté terrible mais ils respirent la joie de vivre. Voilà qui remet les pendules à l’heure !

 

Nous sommes logés dans une magnifique chambre d’hôtes en face de l’océan, appelée villa Paraiso. Nous profitons des derniers rayons de soleil pour savourer la magnifique piscine et la vue imprenable.

 

Pour le souper, une belle table dans le jardin est dressée pour nous, éclairée aux bougies à l’écart de tout et surtout, avec la vue sur l’océan ; enfin, avec surtout le bruit de l’océan car quelques minutes après le coucher de soleil, il fait nuit. Pendant la soirée, nous apercevons des lucioles.

Jour 4 : Negros - BaisHilton

Nous partons de bonne heure dans les montagnes. On s’arrête dans un village pour voir des coqs de combats et assister à deux combats. Vraiment très impressionnant. Puis on se fait abandonner plus haut dans la montagne dans un village très isolé où la pauvreté est omniprésente. Nous avons acheté le matin même des biscuits pour les donner aux enfants très timides. Nous parcourons de fabuleux panoramas comme des champs de cannes à sucre en fleur.

 

Plus loin, nous laissons la jeep pour nous enfoncer à pied dans la jungle. Nous arrivons assez rapidement vers un lac. Il s’agit en fait de deux cratères de volcans. Le parc national des Twins Lakes. Une pirogue nous attend afin de rejoindre le Jungle Tree House qui est une cabane de bambou construite dans les arbres et qui surplombe le lac Balinsasayao. Nos guides nous ont préparé un barbecue de sanglier local mariné (un vrai délice). Puis la pluie vient faire son show et la forêt prend des airs mystérieux… Nous passons l’après-midi dans ce fabuleux endroit. Peu après nous avoir déposés à notre hôtel pour nous changer (nous étions trempes), direction un petit marché local. Nous pouvons goûter trois sortes de bananes (des rouges, des vertes et des baby) et humons les poissons séchés, petit-déjeuner par excellence des Philippins.

Nous avons pris une excursion supplémentaire dans notre tour intitulée : « Aventure forte, dormez au BaisHilton ». Et devinez quoi, on a ADORE !!! Il s’agit de 4 cabanes sur pilotis plantées sur un banc de sable perdu au milieu de l’océan (vers le détroit de Tanon), seuls au monde pour une nuit sous les étoiles. 

Nous nous y rendons en bateau. A peine le temps d’accoster que nous sommes sous le charme de cet endroit même si le confort est assez modeste. Il n’y a pas d’eau et les toilettes sont, disons, « local ». Malgré le manque d’installations, Jess nous sert un cocktail à base de Vodka pour nous souhaiter la bienvenue et de délicieuses sardines marinées en tapas. Pour le souper nous avons droit à un majestueux souper : sashimi de thon en entrée suivi de trois espadons différemment marinés, salade de maïs avec de la féta et une sorte de légumes bouillis (achetés dans les montagnes la veille) : un vrai régal ! Le plat principal nous est servi dans des demi-troncs de bambou, fabriqué sous nos yeux par des paysans dans les montagnes (voir jour 3). Et comme dessert, Jess chantant de belles chansons de son pays accompagné par sa guitare. Il nous gratifie également d’une chanson de Bon Jovi ! Nous sommes rejoints par nos voisins (on ne peut vraiment être tranquilles nulle part !!). Trois Français ont traversé à pied nus et dans la nuit noire la distance qui nous sépare. C’est une belle rencontre ! L’extinction des feux est vers les 22 h 00 quand les bouteilles sont vides…

 

Nous avons posé nos matelas à même le sol sur la terrasse au lieu de nous enfermer dans une chambre. Nous ne regrettons pas ce choix. Etre au milieu de nulle part, avoir comme seul bruit de fond les vagues s’écrasant contre les pilotis, c’est simplement magique !

Jour 5 : BaisHilton - Dumagete

Le lendemain matin, nous nous faisons réveiller par un splendide lever du soleil. Après le petit-déjeuner nous partons faire les explorateurs sur l’île de sable. L’eau nous arrive à la cheville. Il y a des étoiles de mer par dizaines, des très grandes et des petites, des oursins, des crabes et beaucoup de coquillages. Puis nous prenons une banca (bateau de pêche traditionnel) pour aller à la rencontre des dauphins dans le détroit de Tanon. Nous pouvons en apercevoir des dizaines de deux espèces différentes. Ils nagent avec le bateau et font des vrilles. C’est grandiose !

Avant de rentrer, le bateau fait un détour sur une pisciculture flottante de poissons en pleine mer. C’est impressionnant de voir cette construction sur l’eau. En revanche, se déplacer sur cette structure flottante n’est pas chose facile. Notre équilibre est mis à rude épreuve. Jess nous attend avec la jeep. Direction Dumagete qui est une ville aussi grande que Lausanne qui, je dois l’avouer, est sans grand intérêt. Dans l’après-midi nous découvrons à pied et en tricycle la ville et ses marchés couverts (j’adore les marchés !). Vers les deux heures, on s’arrête pour manger « Au chalet » tenu par un Suisse. Après le repas, Jo nous amène visiter un marché couvert qui est séparé par types d’aliments (viande, légumes, poissons…). Retour à pied à l’hôtel pour une sieste bien méritée. Le soir on reprend un tricycle direction Rizal Boulevard pour un petit apéro. Puis juste avant le souper on fait une halte dans l’un des nombreux petits stands qui vendent des baloutes. Ce sont des œufs de poules ou de canards fécondés qui ont entre 1 et 21 jours. C’est particulièrement immonde mais pour les Philippins c’est un mets très apprécié. On ne tentera pas l’expérience ! Puis on reprend un tricycle pour aller souper dans un chouette petit restaurant. En entrée, des huîtres et une bouillabaisse – soupe de tomates - et enfin un superbe poisson cuit à la vapeur. On s’arrête ensuite pour boire un dernier verre et tous au lit car le lendemain il va falloir se lever de bonne heure pour prendre le ferry qui nous mènera à Bohol.

Jour 6 : Dumaguete - Bohol

Pour ne pas se lever encore plus tôt, Jo a prévu le petit-déjeuner pendant le trajet sur le bateau.

On récupère une autre voiture laissée au parking et direction « Philippine Tarsier and Wildlife Sanctuary » pour découvrir les tarsiers. L’un des plus petits primates au monde. Tout petit, mais avec de gigantesques yeux. Comme si les humains avaient les yeux 150x plus gros ! Fascinant ! Etant donné qu’ils sont très peureux, nous ne pouvons pas trop nous attarder pour les admirer. Pour midi, nous reprenons une route montagneuse pour découvrir la rivière Loboc et aller prendre notre repas au Nuts Huts Resort qui surplombe la rivière où défilent de nombreux bateaux karaokés.

 

Après cette petite halte au milieu de la dense végétation, direction les fameuses collines de chocolat. En chemin nous pouvons admirer de superbes paysages dont de nombreuses rizières et parfois même en terrasses. Nous découvrons tous les stades de la culture du riz. De la plantation au séchage en plein air. La palette des verts est très variée. Les cultures se font encore traditionnellement. Et là encore, point de machine mais des buffles pour labourer les sols et des petites mains pour tous les autres travaux.

 

Toujours grâce à notre guide, nous entreprenons l’ascension d’une des collines. Elles ne sont pas très hautes mais elles sont recouvertes d’une végétation compacte. Heureusement, une personne est chargée d’entretenir régulièrement le chemin. La pente est raide mais Jo a pensé à tout. Il a emporté des bâtons de marche. Arrivés au sommet nous découvrons un incroyable panorama « carte postale » sur les 1'268 collines de chocolat (enfin 1'267 puisque nous sommes sur l’une d’elles !!). Vraiment grandiose ! En face de nous il y a une colline aménagée pour les touristes. Ça grouille de monde ! Et nous, nous sommes seuls, au calme. Le pied total. Juste le temps de prendre quelques photos que nous sommes obligés de partir car la pluie menace. La descente est bien plus rapide. Il faut faire attention car c’est très glissant. A peine arrivés dans le boui-boui du coin que la pluie descend à verse.

 

Nous empruntons de petites routes pour rejoindre notre hôtel qui se situe sur une petite île reliée par une route en construction. Nous arrivons en fin d’après-midi au Isla Hayahay qui se situe sur l’île de Pangangan à Barangay Lomboy. Le soir, nous dégustons un délicieux poisson tout juste pêché.

Jour 7 : Bohol

Le lendemain matin un petit bateau nous attend pour aller faire du snorkling et nous pouvons voir les fameux clams géants. C’est dingue la taille qu’ils peuvent atteindre ! Nous devons attendre que la marée soit assez haute afin de terminer la balade en bateau avec un petit tour dans la mangrove centenaire du Lawis Marine Park.

 

A peine le temps de se sécher, que nous voilà sur un tricycle, partis à la découverte d’un centre où l’on étudie l’éco-pisciculture et l’élevage de mollusques ! En passant, je découvre pour la première fois du agar-agar, le fameux gélifiant végétal.

 

Pour midi, nous regagnons une ville et profitons de l’occasion pour entrer dans un grand magasin. A l’entrée nous constatons que les gardes sont armés et qu’il y a même des employés qui comptent les personnes qui entrent dans le centre commercial. A l’intérieur il y a des shows et plusieurs lotos qui attirent de grandes foules. Les Philippins sont très friands des jeux. Acheter des timbres s’est révélé très compliqué : il paraît que la poste n’est pas très utilisée…

 

Dans l’après-midi, nous gagnons une éco-ferme d’élevage d’abeilles. Cette ferme emploie 150 personnes à plein-temps. Tous les fruits et les légumes sont cultivés sur place. Des meubles en passant par des accessoires (sacs à main, linge de table, déco…), tout est fait artisanalement. Comme toujours aux Philippines l’accueil y est très chaleureux. Malheureusement pour moi, à peine entrée dans la chambre – qui, en passant, était très soignée - que me voilà malade. Vraiment malade ! Et dire que mon mari pense que j’exagère ! Le dernier souper en présence de nos guides se fera sans moi. Sur la table du souper, il y a un set de table fait main avec nos noms inscrits. Un très joli souvenir. C’est transparente et tremblante que je fais mes adieux à Jess qui doit dès le lendemain matin partir pour Manille accueillir de nouveaux arrivants. Le lendemain, ça commence à donner le tour. Au petit déjeuner pas grand-chose ne passe. Je n’arrive malheureusement pas à faire le tour de la propriété avec le guide.

 

 

Jours 8 à 11 : Bohol – Panglao Island

Nous finissons notre voyage par quatre nuits à l'Amorita (Alona beach, Panglao Island, Bohol), excellent 4* que je recommande vivement. A notre arrivée nous sommes accueillis avec un cocktail de bienvenue. Notre chambre n’étant pas prête, nous prenons un dernier verre avec Jo. Je goutte un « calamansi juice without sugar ». Le calamansi est une variété de citron vert qui est beaucoup utilisé dans les plats. Quelques minutes plus tard nous pouvons prendre possession de notre magnifique chambre. Arrivés à la 4ème villa - la 811 pour être précise - là c’est « Wouhaaa !!! ». Superbe ! Nos yeux ne savent plus où regarder entre la piscine, la vue sur la mer, l’immense chambre avec des fleurs sur le lit et une agréable odeur qui parfume les lieux. Nous découvrons également la salle de bain dite en « plein-air » ; en fait elle est couverte et on est à l’abri des regards indiscrets. Ça y est, on est au pa-ra-dis !

 

Aussitôt Jo parti que nous enfilons nos maillots pour tester cette piscine privée. Assis dans l’eau, nous avons l’océan devant les yeux. Le rêve ! Nous passons l’après-midi entre la piscine de l’hôtel, notre chambre et la piscine privée. Le soir, nous allons manger dans un restaurant au bord de la plage, pieds nus dans le sable. Une fois le soleil couché, toutes les décorations et lumières s’allument. C’est vraiment beau. En rentrant dans notre chambre nous constatons qu’il y a deux room services. Le soir, ils nous préparent le lit, descendent les stores et allument des bougies-diffuseurs aux essences de citron. Très utile contre les moustiques.

 

Le mardi, nous prenons un tricycle pour nous rendre à Bohol Beach. Cet hôtel a, selon Jo, la plus belle plage. Nous négocions le retour à 12 h 00 avec le conducteur. Après avoir payé les droits d’entrée, nous découvrons que notre guide ne nous a pas menti : des palmiers gigantesques, du sable blanc, des hamacs et surtout une eau turquoise, transparente. Encore une fois le paradis sur terre. Après une longue balade sur un banc de sable entre deux eaux, nous nous installons sur des transats pour profiter du magnifique panorama qui s’offre à nous. Après avoir pris un rafraîchissement au bar de l’hôtel que voilà déjà l’heure du rendez-vous ! Arrivés à la réception de l’hôtel, pas de chauffeur… Nous attendons ¾ heure et décidons de prendre un taxi. Apparemment le chauffeur du tricycle a déjà suffisamment gagné lors de sa matinée et nous a simplement laissé tomber… Dans l’après-midi je me laisse tenter par un massage sur la plage. Il faut dire qu’à 300 pesos l’heure soit environ CHF 6.00 ça vaut la peine. Se faire masser en entendant le bruit des vagues… Ah les vacances, que c’est dur… 

L’hôtel propose également plein de jeux tel que ping-pong et hockey électronique de table mais il fait chaud. Heureusement la piscine et les transats sont toujours dispo. Le dernier soir nous réservons au restaurant de l’hôtel. Nous disposons d’une jolie table sur une corniche et assistons à un magnifique coucher de soleil ; le dernier pour nous aux Philippines. J’ai dans les valises une petite bouteille de Sang de Reine (cave Bétrisey à St-Léonard). Je voulais faire une surprise à mon mari, eh bien elle est réussie ! 

C’est avec une grande tristesse mais avec des souvenirs plein la tête que nous passons cette dernière délicieuse soirée.

 

 

Jour 12 et 13 : Bohol – Cebu – Doha - Zürich

Après le petit-déjeuner, une dernière baignade est de mise. Puis un minibus nous amène au bateau qui lui a une heure de retard. Jo nous attend à l’arrivée et nous conduit à l’aéroport. Avec ce retard, nous n’avons plus le temps de nous arrêter pour manger ou boire un dernier verre avec lui. C’est donc à l’entrée de l’aéroport que nous nous quittons. Nous nous asseyons dans le seul restaurant pour manger avant notre vol. Mon mari a droit à des spaghettis bolo sucrés ! Encore une spécialité locale. L’avion est à l’heure et nous regagnons Doha sans « trop » de problèmes. Sauf un gars qui a beaucoup trop bu et qui insulte le personnel de bord. Il les provoque et cherche la bagarre. Se retrouver à plus de 12'000 mètres d’altitude avec ce genre de personne est assez angoissant. A Doha, il ne peut pas descendre avec les autres passagers.

 

Après avoir erré pendant 2 h 30 dans un aéroport vide - normal il était 1 h 00 du matin - nous prenons notre dernière correspondance pour atterrir à Zurich ; et heureusement car l’aéroport de Genève est une nouvelle fois fermé à cause de la neige. Le trajet en train depuis Zurich nous paraît interminable. En raison d’un problème technique, nous avons un retard de 10 min, ce qui nous fait louper notre correspondance… Fatigués mais heureux par cette belle expérience vécue aux Philippines nous arrivons enfin chez nous..

 

Encore un fabuleux voyage…

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