Ouest USA (du 10 au 27 octobre 2008)

Pour notre deuxième voyage en commun, nous avons décidé de visiter les grands espaces de l’oncle Sam. Cap sur les States !

 

Vendredi 10: Suisse – Los Angeles

Le dernier vendredi du Comptoir nous nous rendons à GVA pour prendre notre vol British Airways n° 723 en direction Los Angeles. Vu l’heure matinale de l’embarquement (7 h 45) aucun train n’a pu nous emmener à l’aéroport ; une fidèle amie se propose de nous y amener. Le rendez-vous est fixé à 4 h 00 devant la maison. Pour une fois, aucun problème de circulation n’est à signaler. Quel bonheur ! Comme prévu, nous arrivons 2 heures à l’avance et enregistrons nos bagages. Juste le temps de boire un café et de prendre place dans l’avion que nous voilà déjà arrivés, sans encombre, au terminal 5 à London Heathrow. Là, nous devons patienter 4 heures avant de prendre le vol suivant. Pas de problème concernant l’attente vu que le terminal est tout neuf et qu’il n’y a pas mal de choses à voir et à faire. A 12 h 05 nous voilà attachés et prêts au décollage. Nous arrivons à Los Angeles en milieu d’après-midi après environ douze heures de vol (n° 283). Bienvenue en Californie ! Après avoir passé l’immigration, expliqué la raison de notre venue, laissé nos empreintes digitales et une petite photo souvenir, nous passons la douane, récupérons nos bagages et sautons dans un shuttle, direction notre hôtel. Nous passons par toutes les bretelles d’autoroutes possibles et inimaginables et arrivons presque deux heures plus tard. Bien que malade (je m’aperçois que je ne supporte pas l’atterrissage…) nous découvrons cette ville qui s’étend à perte de vue. Il faut dire que « L.A. », pour les intimes, est la deuxième plus grande ville des USA après New York avec quelque 10 millions d’habitants (y compris l’agglomération) qui s’étire sur plus de 1'200 km2. Il fait presque nuit quand nous nous installons dans notre chambre à l’hôtel Beverly Garland’s Holiday Inn où nous resterons 3 nuits. Nous rassemblons notre courage pour nous lever et nous occuper le reste de la soirée car pas question de dormir à 18 h 00 malgré notre fatigue (debout à 2 h 30 la veille et pas dormi grand chose dans l’avion). Nous profitons du shuttle gratuit de l’hôtel pour nous rendre à l’Universal CityWalk afin de nous balader, programmer le lendemain et surtout manger. Nous n’avons rien avalé depuis notre départ de Londres. Nous profitons également de prendre des points de repères car dimanche, c’est la visite d’Universal Studios qui est au programme.

Samedi 11: Los Angeles

Nous achetons un tour de ville organisé et partons à la découverte du Downtown. Mais avant, petit arrêt sur une colline pour voir le fameux Hollywood sign (les lettres blanches sur une colline) et avoir une vue panoramique sur toute la ville.

Puis direction le Walk of Fame sur Hollywood Boulevard où les trottoirs sont recouverts de plaques de granit décorées d’étoiles avec le nom de plus de 2'000 célébrités. Le Grauman’s Chinese Theatre est l’endroit où les légendes du cinéma ont laissé leurs empreintes dans le ciment. Nous découvrons également le Kodak Theatre où a lieu la remise des oscars. Nous empruntons les ruelles du célèbre quartier de Beverly Hills où nous distinguons le pan des murs ou au mieux un bout du toit des maisons des stars. Puis nous roulons entre autres sur Sunset Strip et Rodeo Drive. Pour la pause de midi, nous sommes emmenés jusqu’au Farmers Market qui est un marché fermier en plein air. Nous profitons pour flâner dans le centre commercial à ciel ouvert The Grove. L’après-midi, nous ne souhaitons pas rentrer à l’hôtel sans être allés voir la mer. Nous quittons donc le groupe et prenons un taxi, direction Santa Monica.

Et là, on se croirait vraiment dans un épisode d’alerte à Malibu. Tout y est exactement la même chose. Après avoir flâné le long de la plage, nous nous dirigeons vers le Pier où un mini luna-park a été installé. On y trouve notamment un manège ancien et une grande roue fonctionnant à l’énergie solaire. En fin d’après-midi, nous décidons d’emprunter les transports publics pour rejoindre notre hôtel. Seulement voilà, pas la moindre idée de la direction à prendre… On monte dans un bus qui est censé rejoindre le centre ville mais après plus d’une demi-heure, nous nous retrouvons vers le quartier des affaires, il fait nuit et les rues sont désertes. C’est glauque ! Nous décidons de commander un taxi depuis la réception d’un hôtel et de rejoindre au plus vite un quartier plus fréquenté. Sur Hollywood Blvd nous essayons de trouver un restaurant potable ce qui se révélera assez difficile. Heureusement Ronald Mcdonald est un peu partout…

Dimanche 12 : Los Angeles - Universal Studios

Ce matin, nous nous réveillons en pleine forme et d’attaque pour courir à travers le parc. Au petit déjeuner, nous admirons un très beau camion de pompier devant notre hôtel. Serait-ce une fuite de gaz ? D’où le réveil en plein milieu de la nuit par une sirène ?

Nous grimpons dans le shuttle et nous voilà à l’entrée du fameux parc. Mon mari s’était procuré en même temps que les billets d’entrée des fast-pass afin de couper les files d’attente. Sésame bien pratique ! La journée durant nous profitons des nombreuses attractions à sensations et nous assistons à des spectacles avec effets spéciaux tels que WaterWorld. Avec Studio Tour, nous découvrons la fameuse Wisteria Lane de Desperate Housewives, le crash d’un vaisseau en flammes dans War of the Worlds, à des courses-poursuites de Fast and Furious et tellement d’autres encore.

Lundi 13 : Los Angeles – Grand Canyon National Park (NP)

Nous prenons un shuttle pour nous rendre à l’aéroport de L.A. car à 9 h 00 nous pouvons prendre possession de notre véhicule au Dollar Rent a car. Après quelques réglages du GPS, nous bouclons nos ceintures et nous voilà partis sur les autoroutes 5 pistes de contournement de L.A. ! Nous quittons la Californie pour atteindre l’Arizona et rejoindre des routes plus calmes ; quelle surprise quand notre GPS indique tout droit pendant 543 miles ! La route est longue et très monotone. A chaque fois que nous voyons une montagne au loin, nous pensons être arrivés mais non, ce n’est jamais là...

A l’entrée du parc national, nous présentons notre carte d’accès. Vu le nombre de parcs que nous allons visiter, nous nous sommes munis du pass annuel « America the Beautiful » qui coute 80$. Il faut savoir que chaque parc est payant et il faut également préciser que les parcs nationaux sont les territoires les mieux protégés et les plus soignés des Etats-Unis.

 

Nous arrivons au coucher de soleil au Grand Canyon Village. Nous avons tout juste le temps de prendre une photo que le soleil se couche. Nous cherchons le Yavapai Lodge qui se situe au milieu de la forêt à moins de cinq cents mètres du bord du canyon où nous passerons la nuit. Nous nous dirigeons ensuite vers le restaurant du Lodge. Vu l’odeur en poussant la porte et l’espèce d’ambiance de cantine, nous décidons de nous rendre dans un restaurant d’un autre lodge. Au moment de demander s’ils ont une table pour deux personnes, la serveuse me répond que oui mais qu’il y a 1 h 45 d’attente ! Pour tuer le temps, nous allons prendre l’air à l’extérieur et sommes surpris de trouver un immense cerf au milieu de la pelouse de l’hôtel, broutant sans faire attention à la dizaine de touristes le prenant en photo. En entrant dans la voiture après notre souper, nous apercevons trois ratons laveurs juste devant nous.

 

Le Grand Canyon est une immense faille de 1'600 mètres de profondeur et de 16 km en moyenne de large. C’est le fleuve Colorado qui l’a creusé durant plus de 6 millions d’années. Il y a deux versants, le nord et le sud. Le sud est le plus touristique et donc plus développé.

Mardi 14 : Grand Canyon – Page, Lake Powell

La température a chuté depuis seulement quelques jours. Nous ne nous attendions pas à avoir si froid et nous ne sommes donc pas équipés correctement. Pour nous tenir chaud, nous enfilons couche sur couche. Le matin, la douche est vite faite surtout que nous nous levons à l’aube pour profiter du lever de soleil. Heureusement, vers les 9 h 00 la température redevient agréable et nous pouvons enlever nos couches devenues superflues.

 

Nous sommes sous le charme de ces magnifiques paysages. Comment expliquer la beauté des lieux par de simples mots. Impossible. De bonne heure le matin, nous gagnons de l’altitude grâce au Papillon Grand Canyon Helicopters. Nous avons choisi l’Imperial Tour qui dure environ ¾ heure. A peine dans l’hélico, que nous survolons d’immenses étendues de forêts qui sont peuplées de nombreux cerfs et de biches. La vitesse sur les routes est d’ailleurs fortement contrôlée et nous avons vu à de nombreuses reprises des touristes se faire arrêter par la police. Le tour que nous avons choisi nous permet de découvrir la rive nord du Grand Canyon et ces superbes panoramas, notamment le Painted Desert et la Colorado River. Nous survolons également la gorge Est jusqu’au Imperial Point. Notre pilote nous fait la frayeur de plonger dans le Canyon. Frissons garantis !

 

Après nous être remis de toutes ces émotions, nous longeons la Hermit Road qui donne accès à de nombreux points de vue tous plus beaux les uns que les autres puis nous empruntons la Desert View Drive et longeons la South Rim. Un dernier regard depuis le Desert View et nous voilà obligés de quitter cet endroit fantastique. En route pour d’autres incroyables paysages.

 

Après nous en être mis plein les yeux, nous faisons encore un petit crochet au fameux Navajo Bridge qui fut longtemps le seul pont à traverser la Colorado River sur environ 1000 km. Il permet de rejoindre la rive nord du Grand Canyon entre Marble Canyon et Glen Canyon.

 

Quelques centaines de km plus loin, nous arrivons à Page devant l’immense barrage du Lake Powell. Il s’agit du deuxième plan d’eau artificiel du pays par sa taille. Il se trouve dans la Glen Canyon National Recreation Area. Il est tellement grand qu’il s’étend sur deux états, l’Arizona et l’Utah. Notre hôtel, le Lake Powell Resort Page est situé au bord de l’eau à une dizaine de km de la ville. Nous nous arrêtons en ville afin de réserver une excursion à l’Antelope Canyon. Il est impossible de le visiter seul, l’endroit étant protégé. A la réception de l’agence navajo « Antelope Canyon Tour », il y a des cartes postales. Sur l’une d’entre elles, il y a une étonnante formation rocheuse à 3km de là, il s’agit du Horseshoe Bend. Voilà une bonne idée de balade pour le lendemain.

En fin d’après-midi, nous regagnons notre hôtel et profitons d’un magnifique coucher de soleil entourés de dizaine de lapins en total liberté. Le soir, nous mangeons au restaurant de l’hôtel qui bénéficie d’une vue imprenable sur le lac. Avec mon mari, on se souviendra longtemps des fameux chicken wings mangés ce soir là. A ce-jour, nous n’en n’avons jamais mangé d’aussi bons.

Mercredi 15 : Page, Lake Powell – Kayenta (Monument Valley)

Après un petit déjeuner pris sur le pouce, nous voilà devant l’agence prêts au départ pour le fameux Antelope Canyon. Après un court trajet en jeep, nous quittons la route asphaltée pour nous retrouver au milieu d’une vaste étendue ensablée. L’entrée des gorges est vraiment très discrète ; nous nous faufilons à travers ces magnifiques parois rocheuses et découvrons avec émerveillement le travail de l’érosion. Le soleil n’étant pas au zénith, nous n’aurons pas le spectacle du puits de lumière si souvent pris en photo. Mais les nôtres seront toutefois très jolies.

De retour à notre voiture, nous roulons jusqu’au Horseshoe Bend qui se situe à quelques km de l’entrée du parc. Nous empruntons un petit sentier qui ne laisse rien transparaître jusqu’à que nous soyons à seulement quelques mètres du vide. Et là, wouhaw, encore une spectaculaire vue sur la Colorado River et ces étonnantes formations rocheuses. Avant de nous remettre en route, nous sortons notre pique-nique du sac et avons une visite d’un écureuil pas du tout farouche.

 

Après ce divertissement, nous reprenons la route en direction de Kayenta où nous passons la nuit au Holiday Inn.

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Jeudi 16 : Kayenta – Mesa Verde

Nous nous levons à l’aube afin de pouvoir admirer le levé du soleil sur Monument Valley. Depuis Kayenta, il y a quelques km à parcourir avant d’arriver au Monument Valley Navajo Tribal Park. Comme son nom l’indique, nous entrons dans le territoire des Navajo. Il fait froid, nous installons le trépied et attendons patiemment les premiers rayons du soleil, au chaud, dans la voiture. Nous sommes seuls au monde, il n’y a pas un bruit. Nous regardons les couleurs des roches se changer au fur et à mesure que les minutes passent. Puis, depuis le visitor center, nous empruntons une route panoramique non-goudronnée serpentant sur 27 km cette magnifique vallée. A la vue de ce fabuleux paysage, nous comprenons mieux pourquoi il a servi de décor à de nombreux westerns. Sur la totalité du trajet, nous sommes accompagnés d’un chien qui nous a suivis, courant après notre voiture. Vers les 10 h 00, une horde de touristes débarque, il est temps pour nous de reprendre la route. C’est avec le sourire aux lèvres que nous grimpons dans notre véhicule, direction Mesa Verde.

Mais avant, nous faisons une petite halte devant un rocher avant le village de Mexican Hat qui doit justement son nom à ce drôle de rocher en forme de sombrero. Juste le temps de faire une petite photo souvenir que nous voilà déjà repartis.

Dans mon guide (encore et toujours notre fidèle Lonely), il est fait mention d’une curiosité. Là, où quatre états se touchent. C’est le seul endroit des Etats-Unis où l’on peut se trouver en même temps en Arizona, au Nouveau-Mexique, en Utah et dans le Colorado ! Ça mérite un détour ! Bien entendu, un droit d’entrée de quelques dollars est perçu par la tribu des Navajo. Tout autour de l’attraction se trouve de petites échoppes d’artisanat tenues par des Navajo. Nous y achetons entre autres un attrapeur de rêves fait main. Nous quittons l’Arizona pour rejoindre Mesa Verde dans le Colorado.

Arrivés au Far View Lodge qui se situe au sommet de la mesa, à 24 km de l’entrée du parc, nous constatons que les paysages n’ont vraiment rien à voir avec ceux vus jusqu’à ce jour.

 

Dans l’après-midi, nous suivons un ranger pour une visite guidée qui nous amène au Cliff Palace. Il s’agit d’habitations troglodytiques construites dans une alcôve en grès vers l’an 1300 par les ancêtres des Indiens pueblo (Anasazis). Ce sont de rares exemples persistants à ce jour de la culture amérindienne c’est pourquoi le site est inscrit au patrimoine mondial de l‘Unesco depuis 1978. Après la visite, nous nous rendons au musée pour en apprendre davantage. Puis, à la nuit tombée, nous regagnons notre hôtel.

Vendredi 17 : Mesa Verde - Moab

Nous partons de bonne heure car un programme chargé nous attend. Nous quittons déjà le Colorado pour l’Utah et faisons un petit crochet au Canyonlands National Parc qui est avec ses 1'365 km2 le plus grand et le plus sauvage des parcs de l’Utah. On y trouve entre autre des arches, des ponts, des buttes, bref, une vision de fin du monde.

Puis, nous faisons un bref passage au Dead Horse Point State Park où a notamment été tourné « Mission Impossible II ». Depuis là, nous avons une vue fantastique sur la Colorado River.

 

Mais voilà, le temps passe vite, très vite ; comme nous voulons être au coucher de soleil au Arches NP, nous devons vraiment nous dépêcher.

Arches (prononcé archi – z) est l’un des plus beaux parcs que nous ayons faits. Il abrite la plus grande concentration au monde d’arches en grès. Nous voulons atteindre Delicate Arch au coucher de soleil. Le site se trouve bien loin de l’entrée et il faut marcher presque 5 km pour l’atteindre. Nous voyons le soleil décliner à toute allure et nous en sommes encore bien loin. Nous décidons de courir. Ouf, nous y sommes juste à temps ! Mais, oh surprise, nous ne sommes pas seuls !

Après l’avoir pris en photo sous toutes les coutures, nous prenons le chemin du retour et c’est à la nuit tombée que nous arrivons à notre hôtel, le Best Western Greenwell. Si Moab, petite ville du Far West de 5'000 habitants, s’étire elle et son agglomération dans une vallée coincée entre deux falaises, elle mérite de s’y arrêter. Véritable porte d’entrée pour les parcs nationaux de Arches et de Canyonlands, les attractions et activités sont nombreuses comme la descente du Colorado en rafting, les balades à pied, en 4x4, à cheval…. La ville s’est surtout autoproclamée Mecque du VTT. 

Samedi 18 : Moab – Bryce Canyon

Ce matin, comme à notre habitude dans cette partie du pays, nous nous levons à l’aube afin d’être dans Arches N.P. pour le lever de soleil.

Après 8 km de route, nous y sommes.

 

Ce parc national abrite un éventail de plus de 2'000 arches allant de 9.84 mètres d’ouverture pour la plus petite à 1'169 mètres pour la Landscape Arch. Nous empruntons une partie des nombreux sentiers afin de voir le plus possible d’arches. Ces formations rocheuses sont spectaculaires. Elles sont en formation continuelle. Certaines cèdent ; d’autres se créent. Nous n’avons pas entendu le fameux bruit de bouchon qui saute, signal d’une arche en formation.

Nous souhaitons admirer le soleil levant sur les arches doubles. Nous traversons donc le parc sans nous arrêter jusqu’au site « The Windows Section ». Après nous être baladés d’arche en arche, nous prenons la direction de l’entrée du parc et arpentons Park Avenue où nous pouvons admirer de fabuleuses parois et des nombreux rochers en équilibre.

 

Comme toute bonne chose a une fin, nous reprenons la route en direction de Brice Canyon par la Highway n° 187. Le GPS indique plus de 5 h 30 de route…

Dans l’après-midi, nous arrivons au Bryce View Lodge.

 

Bryce est l’un des plus petits parcs du Sud de l’Utah. Il n’est pas un canyon à proprement parler. Il englobe la lisière orientale d’un plateau long de 30 km dont les falaises abruptes se sont érodées pour former une dentelle de calcaire de grès aux tons pastel. Les successions de flèches, de pinacles et des cheminées de fée (hoodoos) forment des amphithéâtres en fer à cheval qui plongent à pic sur 300 mètres jusqu’au désert en contrebas. Il paraît que les éclairs sont fréquents par temps orageux car la roche contient du fer qui attire l’électricité.

Dimanche 19 : Bryce Canyon NP – Zion NP

Comme tous les matins, il fait très frais à l’aube. Nous nous habillons bien et départ pour l’un des points de vue. Une fois sur place, nous attendons patiemment les premiers rayons de l’astre. Après avoir pris sous toutes les coutures ces magnifiques roches et arpenté en long et en large le parc, il en grand temps de reprendre la route. Vraiment Bryce Canyon est l’un des plus beaux parcs. Il vaut vraiment une visite.

 

A notre arrivée au parc national Zion, nous sommes assez surpris par la ressemblance de la végétation avec la nôtre sauf que chez nous, sur les bus, il n’y a pas de message : « attention aux tarentules », ni de panneau « attention aux ours »…

Nous sommes étonnés d’apprendre que l’été, vu l’affluence de touristes dans le parc, les voitures sont interdites. Un système de bus est mis en place. Les camping-cars sont également interdits tout au long de l’année.

Nous empruntons la Zion Canyon Scenic Drive pour admirer divers points de vue sur le parc. Vu le beau temps et la température agréable, nous suivons sur 4 km (aller-retour) le Emerald Pools Trails. Le premier sentier, assez facile car entièrement goudronné (malheureusement) nous mène au Lower Pool. De là, nous pouvons déjà admirer de petites chutes d’eau s’écoulant de la roche de grès et formant des bassins dans des teintes tirant sur l’émeraude. Nous ne nous arrêtons pas en si bon chemin et continuons cette fois par un chemin de terre qui grimpe vers deux bassins intermédiaires appelés Middle Pools qui alimentent des chutes situées en contrebas. Nous passons derrière la cascade et après une petite montée d’environ 500 mètres nous arrivons au bassin supérieur appelée Upper Pool d’où nous avons une magnifique vue sur une paroi rocheuse appelée Lady Mountain et où se trouve une grotte sableuse. Malheureusement, à cette saison, les piscines naturelles ne sont plus tellement remplies et les chutes d’eau sont en fait de faibles filets d’eau. N’empêche, la nature est drôlement belle ! Les couleurs de l’automne s’emparent de la forêt.

La nuit ne va pas tarder à tomber. Nous regagnons l’entrée sud du parc et essayons de trouver Springdale, où se situe notre hôtel, le Best Western Zion Park Inn. A peine arrivés que j’aperçois la piscine et oh surprise, il y a même un jacuzzi… Que demander de plus ?

Lundi 20 : Zion NP – Las Vegas

Mardi 21 : Las Vegas

 

Ce matin, pas besoin de se dépêcher. Las Vegas n’est pas très loin, à un peu plus de 3 heures de voiture. Nous traversons de vastes plaines désertiques et arrivons dans le Nevada. Un panneau nous indique que nous devons reculer nos montres d’une heure. Au loin, nous distinguons comme du brouillard, une plaine enfumée, que se passe-t-il ? Il s’agit tout simplement d’une ville en plein désert : Las Vegas.

 

L’autoroute se jette soudainement dans cette incroyable ville. Difficile d’imaginer que cette dernière a été fabriquée de toutes pièces dans les années 50.

 

Le premier défi est de trouver l’entrée de notre hôtel, le Luxor et le guichet pour le check-in. Vu l’immensité du complexe, cette tâche se révèle plus longue que prévu. L’intérieur abrite de nombreuses statues égyptiennes et une réplique incroyable du Grand Temple de Ramsès II. Bien entendu, ils essaient de nous faire acheter une chambre d’une classe supérieure. Chose assez ridicule pour le peu de temps que nous allons y rester. L’hôtel est tellement grand qu’une map nous est fournie… Nous avons la chambre n° 10080. Pour nous y rendre, nous devons non pas prendre un ascenseur, mais un inclinator étant donné que nous dormons dans une pyramide d’une trentaine d’étages…. Arrivés dans la chambre, mon mari me fait la surprise d’avoir réservé une chambre avec jacuzzi, avec vue sur la piscine. Top !

 

Allez, les bulles ce sera pour ce soir ; nous sommes trop impatients d’aller visiter ces hôtels qui abritent tous une curiosité. Le Luxor est le deuxième hôtel depuis le début du Las Vegas Bld, appelé plus couramment le Strip. Nous remontons la rue et entrons dans quasiment tous les hôtels. Nous commençons par passer par Excalibur qui se trouve à côté de notre hôtel puis traversons le pont pour piétons et entrons dans le MGM. Un gigantesque lion en bronze nous fait face haut de 13 mètres 50 perché à 7 mètres 50 du sol entouré de fontaines et de beaucoup de verdure. Pour midi, sur recommandation d’une connaissance, nous nous arrêtons au Hooters. Me méfiant des proportions des américains, je me contente d’une entrée et mon mari prend des ribs sans avoir vu l’inscription « all you can it », traduction : autant que tu peux en manger. Pour ma part, je me suis retrouvée avec une assiette qui prenait bien les ¾ de la table !

 

Le Wynn Las Vegas est la construction la plus chère à Vegas. Il aura fallu seulement 2,7 milliards de dollars pour construire cette tour incurvée de 50 étages, y installer une montagne dissimulant 7 étages de l’hôtel sans parler des nombreuses cascades et autres fontaines.

 

Le Bellagio est tout simplement somptueux, de style toscan avec son parterre de marbre et ses vitraux colorés soufflés à la main. Devant l’hôtel, un lac artificiel de 3 hectares est célèbre pour ses spectacles de jets d’eau sur fond de musique.

 

Avec le Venetian, c’est sûr, nous sommes encore en Italie, à Venise cette fois-ci. Entre la place St-Marc, le pont des soupirs, le palais des doges, sans parler des gondoles et gondoliers.

Mandalay Bay se situe à côté de notre hôtel. Il est le plus tropical des hôtels. Depuis notre chambre, nous apercevons une partie de l’immense complexe aquatique comprenant plage de sable et de surf, machine à vague et le plus surprenant un aquarium sur plusieurs niveaux. Nous avons même pu toucher des raies.

 

Au Treasure Island, le ton est donné dès l’entrée avec une tête de mort sculptée dans une fausse montagne. Sans aucun doute, nous sommes dans un repère de pirates.

 

Dans le Mirage qui a également comme thème les tropiques, outre l’atrium qui abrite une jungle, des criques, des cascades et même des dauphins, nous pouvons admirer des tigres blancs au Siegfried & Roy’s Secret Garden.

Malheureusement le faux volcan qui doit entrer en éruption est en cours de rénovation.

 

Au Paris-Las Vegas, il y a la reproduction grandeur nature de l’Arc de Triomphe, et en version miniature des Champs-Elysées, de la tour Eiffel, du palais Garnier et même de la Seine !

 

Dans le New York-New York, outre l’Empire State building (quand même reproduit à 160 mètres, 47 étages !), la statue de la liberté, le pont de Brooklyn et de nombreux gratte-ciel, ils ont installés un grand huit !

 

En soirée, nous partons à la découverte du downtown et plus précisément du Fremont Street Experience. Il s’agit d’une galerie commerciale fermée au milieu par une immense verrière d’acier. Le soir, un spectacle son et lumière est projeté directement sur la verrière. Il paraît qu’il faut 550'000 watts !

 

Puis, nous décidons de prendre un peu de hauteur en allant à la Stratosphère Tower afin d’admirer sur 360° Vegas by night. Nous ne tenterons pas les trois attractions à sensation. Le big shot envoie les plus courageux au point culminant de l’hôtel, soit à 350 mètres de haut et retombe en 12 secondes de chute libre, le Insanity the Ride est une sorte de bras articulé qui suspend dans le vide les malades en manque de sensations fortes ; quant au Xscream, il s’agit d’un rail qui projette à grande vitesse les irrécupérables dans le vide. Très peu pour nous…

 

Le deuxième soir, nous allons déguster le magnifique buffet du Bellagio avant de nous rendre au Treasure Island pour assister au spectacle « Mystère » du Cirque du Soleil. En sortant de cette incroyable représentation, le Sirens of Treasure Island commence. Il s’agit d’une parodie de bataille navale opposant de sensuelles tentatrices à des flibustiers, un vrai show à l’américaine... Puis un peu plus loin nous admirons le fabuleux spectacle de jets d’eau du Bellagio.

Inutile de vous préciser que durant ces deux jours, nous n’avons pas arrêté de trotter ; le soir nous étions vidés.

Mercredi 22 : Las Vegas – Death Valley NP

Ce matin, avant de partir, nous décidons d’aller dévaliser les magasins au Las Vegas Premium Outlets – North. Notre premier mall à l’américaine ! C’est immense et il y a beaucoup de choix. Nous faisons de très bonnes affaires.

 

La carte de crédit ayant bien chauffé, il est grand temps de quitter le Nevada pour nous rendre à nouveau en Californie et plus précisément dans la Vallée de la mort dit Death Valley en anglais. Ce parc national est immense. Il est d’ailleurs l’un des plus grands du pays avec une superficie de 13'800 km2. La vallée en elle-même n’est pas si grande. Elle s’étend sur 225 km et sa largeur est d’environ de 15 à 30 km. Ce bassin a été créé par des lignes de faille suite à un tremblement de terre. Les incroyables couleurs de la roche sont dues à des éruptions volcaniques qui ont projeté de la cendre et des scories.

 

Etant donné que nous effectuons notre voyage en octobre les températures sont très agréables. Rien à voir avec les plus de 40° réguliers durant la belle saison soit environ de mai à septembre.

 

Malheureusement pour nous, nous n’aurons pas beaucoup de temps pour visiter ce parc. A l’image de la réputation des touristes japonais, nous nous concentrons sur les points les plus importants. Nous débutons notre visite au Dantes Peak par une vue globale sur le parc et plus précisément sur le bassin de Badwater. A peine le temps d’arriver que le soleil se couche déjà. Il fait nuit très rapidement. Un peu déçus, nous nous dirigeons vers notre hôtel, le Furnace Creek Ranch où je vais joyeusement barboter dans une eau bien chaude digne des bains thermaux de chez nous car elle est, elle-aussi, alimentée par une source d’eau chaude.

Jeudi 23 : Death Valley NP – Yosemite NP

La piscine de l’hôtel est tellement bien que je décide d’aller piquer une tête avant le petit-déj. Puis, nous reprenons notre visite du parc par la visite du point le plus bas des Etats-Unis : Badwater Basin. Nous nous situons à 86 mètres au-dessous du niveau de la mer !

 

Puis nous nous baladons à travers un sol jonché de blocs de sel cristallisés au Devil’s Golf Course. Nous ne verrons pas plus de la Death Valley car malheureusement, nous ne pouvons nous attarder ; en effet une très longue route nous attend et nous voulons arriver au Yosemite NP (prononcé Yo – chi – mi – ti) avant le coucher de soleil…

Avant de quitter le parc, nous nous arrêtons au Scotty’s Castle qui se situe à l’extrémité du parc. Il s’agit d’une habitation de style espagnol, seule au milieu de nulle part qui sert désormais de Visitor Center.

Nos calculs étaient exacts. La route était longue, très longue mais les paysages traversés grandioses. De vastes plaines inhabitées à perte de vue.

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon chéri ! En guise de festin, nous nous arrêtons dans un McDo au bord de la route qui sert également de station service…Si si, je vous assure, pour lui c’est la fête ! Nous faisons une brève halte pour admirer (de loin) le lac Mono qui se situe un peu avant l’entrée du Yosemite NP.

 

Ce n’est que vers la fin de l’après-midi que nous atteignons le troisième plus grand parc des Etats-Unis qui se trouve en plein cœur de la Sierra Nevada. Nous empruntons le Tioga Pass qui heureusement pour nous n’est pas encore fermé. Nous sommes à plus de 3'000 mètres. Quelle variation d’altitude et de végétation par rapport à ce matin !

 

Nous sommes plongés au cœur d’une nature luxuriante, véritable poumon de la région. Nous sommes entourés de monolithes qui sont dans les plus hauts du monde, notamment le El Capitan avec une hauteur de 2'307 mètres ainsi que le Half Dome haut de 2'695 mètres qui est quant à lui un dôme de granite rond.

Il fait nuit quand nous arrivons à notre hôtel, le Tenaya Lodge.

Vendredi 24 : Yosemite NP – San Francisco

Ce matin, nous nous levons de bonne heure afin d’éviter les touristes. Bien que nous soyons hors saison touristique, il y a du monde. Vu que notre hôtel se situe à deux miles (environ 3.2 km) de l’entrée sud du parc, nous profitons pour aller visiter le Mariposa Grove où se trouvent des séquoias géants. Malheureusement pour moi, les plus spectaculaires se trouvent à plus d’une heure de marche. Mes chevilles ne supporteront pas deux heures de marche. Je dois me préserver vu qu’à San Francisco nous risquons de pas mal marcher… Nous trouvons quand même un séquoia d’une taille plus que raisonnable.

 

En automne, les célèbres cascades de Yosemite sont quasiment à sec. Nous passons donc rapidement notre chemin pour nous enfoncer dans la vallée de Yosemite afin de nous balader à milieu de la nature. Nous trouvons des points de vue fantastiques où nous sommes comme seuls au monde.

 

L’heure tourne. Si nous voulons être à San Francisco avant la nuit, nous devons nous mettre en route et quitter ce petit coin de paradis. Pour notre dernier bout de route, le chemin sera moins long, environ 3-4 heures de voiture…

 

C’est avec beaucoup d’excitation que nous arrivons dans cette fabuleuse ville. Beaucoup nous avaient prédit du mauvais, du brouillard et surtout du froid. Souvent d’ailleurs les visiteurs ne peuvent apercevoir le Golden Gate (le fameux pont) en raison du brouillard. A notre grand bonheur, nous sommes arrivés dans une ville très ensoleillée et très chaude pour la saison !

 

San Francisco est une ville très bien organisée construite de manière hippodamienne.

 

Notre premier objectif a été de trouver notre hôtel, le Bijou. Je ne sais pas si on peut vraiment dire qu’il porte bien son nom mais en tout cas, il est idéalement situé dans le Downtown, à deux pas de Market Street et d’Union Square.

 

La nuit va bientôt tomber, nous flânons dans les rues et tombons sur un Lewis Store. Et là, c’est l’orgie. Des jeans si bon marché, c’est de la folie ! Il faut préciser que ce célèbre vêtement est né à San Francisco à la même époque que les chercheurs d’or soit dans les années 1840.

Samedi 25 au lundi 27: San Francisco

Aujourd’hui, nous devons rendre notre véhicule. On ne sait pas trop à quelle heure ; du coup nous profitons de visiter un maximum de choses assez éloignées du centre ville et surtout de tester la descente dans la fameuse Lombard Street dans le quartier de Russian Hill où certaines rues sont inclinées à plus de 31°. Il faut indiquer que San Francisco a été construite sur 43 collines.

 

Nous reprenons la voiture, direction la baie de San Francisco où se situe l’image emblématique de la ville, le Golden Gate Bridge. Vu le temps magnifique, nous l’admirons en long et en large. Quelle chance de ne pas avoir de brouillard ! Puis nous nous rendons au Golden Gate Park où la ville a fait construire une véritable petiet oasis avec une serre, un immense jardin botanique, un jardin des thés japonais, une bonsaïeraie ainsi qu’un lac, le Stow Lake qui a servi de décor en 1996 au film culte : The Rock.

 

Le soir, nous allons nous restaurer dans Chinatown et profitons de découvrir ce quartier.

 

Ce matin, nous avons rendez-vous au Pier 33 à 8 h 30 pour aller visiter Alcatraz. Aujourd’hui, changement de décor, il fait plus frais et Alcatraz est dans la brume. Ça ajoute un côté peu rassurant à cette visite.

La prison a été construite sur une île de 500 mètres de long. Elle est restée en fonction de 1934 à 1963 ; avec ses quartiers de haute sécurité aucun des prisonniers ne put s’échapper. De toute manière, les violents courants marins, les requins et la température basse de l’eau auraient eu raison d’eux. Le plus célèbre des prisonniers n’était autre que Al Capone qui y résida un peu plus de quatre ans.

 

Après une visite fascinante de presque trois heures, traversée de la baie incluse et avec un guide audio racontant des anecdotes par des prisonniers, des gardiens et des familles, nous rejoignons les quais, à Fisherman’s Warf. Par curiosité nous nous rendons au Pier 39 où, paraît-il, des centaines d’otaries ont élu domicile. Il est indiqué dans notre guide qu’avant de les voir, nous allons les sentir et les entendre. Je peux vous confirmer que c’est bien vrai !

Le quartier est très sympa, des artistes animent les rues. Nous flânons dans la ville. Puis nous nous dirigeons sur Power Street afin d’admirer d’un peu plus près les fameux cable cars, tramways en fonction depuis 1873. Le mécanisme est simple, un câble souterrain défile à une vitesse constante de 15 km/h. Le conducteur actionne une pince pour le faire avancer ou le relâche pour l’arrêter. Un métier très physique.

 

Pour notre dernière soirée, nous nous dirigeons au centre ville afin d’y admirer les buildings éclairés.

 

Ce matin, nous ne sommes pas pressés. Nous devons être à l’aéroport vers les 14 h 00. Nous avons vu l’essentiel de la ville. Nous avons du temps mais pas assez pour « sortir du quartier ». Nous décidons d’aller visiter le musée du cable car. Nous y allions sans grande conviction mais ce choix s’avéra très instructif et intéressant.

 

Notre shuttle est arrivé, il est déjà l’heure de nous rendre à l’aéroport international. Un dernier repas à l’américaine et nous voilà embarqués dans un Boeing 747-400, vol n° 284 de British Airways. Après plus de 10 heures de vol, nous atterrissons à Londres Heathrow. Moins de trois heures d’attente et nous voilà dans le vol n° 732 en direction de la maison…

Nous gardons de notre visite de l’Ouest un excellent souvenir.

 

Un programme riche et complet qui nous a permis de découvrir les points essentiels de cette partie du pays.

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